JUSTICE

La Justice de l’île de la Réunion est connue pour son taux anormalement élevé d’erreurs judiciaires. Des victimes passant régulièrement pour des coupables et vice versa. Ces décisions iniques appellent une réforme profonde de nos institutions.

Audit complet

Pour remettre de l’ordre et de l’efficacité dans les institutions judiciaire et policière, il est indispensable de recruter des experts indépendants et sans rapport avec la Réunion : en métropole et à l’étranger. Réputés pour leur honnêteté et leur compétence, ils mèneront un audit complet dans la Police et la Justice de la Réunion. Ces superviseurs devront :

– Enquêter et dénicher tous les dysfonctionnements
– Détecter les mauvais fonctionnaires, les révoquer et en recruter de nouveaux
– Revoir tout le processus, de la plainte à la Police au jugement du tribunal en passant par l’enquête, pour identifier les moyens manquants et accélérer les procédures
– Chiffrer ces besoins et les demander à l’Etat qui les financera via les économies de gestion permises par la réforme des procédures, elle-mêmes réduisant le temps de traitement des affaires, le nombre de personnels nécessaires et donc les budgets dédiés
– Multiplier les conciliateurs de Justice, les faire connaître dans chaque quartier, afin de désengorger les tribunaux des affaires mineures qui n’ont rien à y faire : petits conflits de voisinage, de famille, légères dégradations de biens, diffamations, injures publiques, etc. Travaillant à temps partiel et dans l’intérêt général, l’allocation universelle les financera.

Révision des injustices

D’autre part toute condamnation sans preuve doit être annulée, à la demande de tout condamné ou de son avocat. Selon le principe du doute qui doit toujours bénéficier à l’accusé, de la présomption d’innocence qui prévaut dans tout Etat de Droit.

De même les affaires traînant étrangement en longueur, en années, doivent passer en priorité dans les enquêtes et en jugement. Cette fois avec des services de Police et de Justice réformés et par conséquent plus rapides et plus justes.

Parallèlement il faut relever le nom des fonctionnaires de Police et de Justice revenant souvent dans les erreurs judiciaires et les anomalies procédurales. Des enquêtes seront menées sur leur train de vie, leurs finances, leurs autres fonctions, leurs relations afin de trouver d’éventuels conflits d’intérêts, de possibles corruptions les détournant de leurs missions officielles. Les fautes prouvées, il faudra les révoquer et les condamner.

Nouveau Droit

Le Droit français regorge de dispositions, de règles contraires aux Droits de l’Homme et souffre d’insuffisances. La France a de très nombreuses fois été condamnée par différentes instances droits-de-l’hommistes comme le Conseil de l’Europe. Ces failles françaises sont exploitées par des créoles traditionnels, des fonctionnaires corrompus, aboutissant à une horreur institutionnelle : la destruction d’honnêtes gens par de cruels barbares.

Profitons du statut d’outre-mer de la Réunion afin de rénover notre Droit dans le sens des Droits de l’Homme et l’adapter aux réalités réunionnaises (avec des lois péi comme sur le harcèlement moral par exemple). Mais aussi dans le but de le simplifier en réduisant la quantité incroyable de lois françaises. Cette révolution juridique sera débattue avec des juristes, des associations de victimes, des professionnels de la Justice et de la Police.

Le cas échéant ce grand débat public sur le Droit pourra déboucher sur un nouveau modèle économique et social, ainsi qu’une Constitution pour la Réunion. Laquelle nouvelle Constitution civilisera le modèle de société et modernisera les institutions.

Précisions diverses :

– Concrètement cette mini-Constitution pourrait s’adosser à la Constitution Française, comme une annexe. Sinon cela pourrait être le texte fondateur d’une Nouvelle Réunion, zone française autonome. Il ne s’agit pas de rendre la Réunion indépendante, elle n’en a pas les moyens financiers (économie encore sous perfusion des fonds publics français).
– De même pour les lois péi et le Droit allégé à la Réunion, ils pourraient s’adosser en tant qu’annexes aux textes de référence français (Code Civil, Code Pénal, Code du Travail, …).
– Le grand débat public peut être facilité par des médias libres relatant et rassemblant les expériences malheureuses des citoyens avec les institutions réunionnaises, via des articles, des reportages vidéo, puis des débats filmés et mis en ligne. Cette médiatisation rassurant et attirant toutes les victimes dans le cercle vertueux de la révélation de la vérité et des solutions, peut-être au cours d’un Printemps salvateur pour la Réunion.